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J’ai combattu l’acné : six années de souffrance et un traitement radical

Chez Setalmaa, nous croyons que la beauté se vit sans tabou. Aujourd’hui, c’est une voix rare qui s’exprime : celle d’Emma Theron, 17 ans, notre jeune stagiaire. Pour la première fois, nous laissons la plume à une adolescente qui a livré une bataille acharnée contre l’acné sévère.

Dans ce témoignage brutalement honnête, Emma raconte six années de souffrance, les moqueries qui ont failli briser sa confiance, et le traitement radical qui a tout changé. Elle évoque sans détour les effets secondaires du Roaccutane, les espoirs déçus, et enfin… la libération.

Un article coup de poing, pour rappeler que l’acné est une maladie, pas une fatalité ni un manque d’hygiène. Un récit qui résonnera avec tous ceux et celles qui ont un jour caché leur peau sous du maquillage, ou cru que les boutons définissaient leur valeur.

Lisez son histoire. Partagez-la. Parce que derrière chaque acné, il y a un visage, une dignité, et souvent, un combat silencieux.

 “J’ai combattu l’acné : six années de souffrance et un traitement radical”, par Emma Theron.

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Imaginez-vous vous réveiller un jour avec le visage couvert de boutons. C’est ce que vivent 8 à 10 % de la population mondiale. Comme nombreux d’entre eux, j’ai souffert d’acné, une maladie de peau souvent banalisée, mais qui peut briser une adolescence. Pendant six longues années, j’ai vécu au rythme des inflammations, des kystes douloureux, des traitements inefficaces, et du regard cruel des autres.

 

Une douleur visible et invisible

Tout a commencé vers l’âge de 10 ans. Les boutons sont d’abord apparus sur mon front, puis ont progressivement envahi mes joues, mon menton, le pourtour de ma bouche. Des boutons remplis de pus qui étaient profonds, visibles et douloureux. À l’école, c’était l’enfer. Les remarques fusaient : « On dirait une calculatrice », « T’as un énorme bouton là ! » Ces mots, lancés sans filtre, ont laissé des cicatrices bien plus profondes que celles visibles sur ma peau. À cet âge, on construit sa confiance en soi, et pour certains, elle se fragilise très vite sous le poids des moqueries.

Face à ce rejet, j’ai trouvé une échappatoire : le maquillage. Je ne sortais jamais sans mon anti-cernes, que j’appliquais comme un fond de teint pour masquer chaque imperfection. Une habitude qui est vite devenue une obligation. 

L’épuisement des traitements

Avec mes parents, nous avons tout essayé. Dermatologues, crèmes locales, antibiotiques… À chaque fois, on y croyait. Et à chaque fois, c’était la même désillusion. Rien ne fonctionnait. Les boutons persistaient, s’aggravaient. Jusqu’au jour où un nom est tombé : Roaccutane.

C’est le traitement le plus puissant contre l’acné. Il est prescrit en dernier recours. Avant de commencer, il faut faire des prises de sang pour vérifier le cholestérol, s’assurer qu’on n’est pas enceinte, et s’engager à suivre une surveillance stricte. Car ce traitement est dur, à tous les niveaux.

Le traitement Roaccutane : une épreuve totale

 Pendant six mois, j’ai pris chaque jour un cachet dont la dose variait selon le poids et l’état de santé. Très vite, les effets secondaires se sont faits sentir. Ma peau est devenue extrêmement sèche. Mes lèvres se sont fendillées jusqu’au sang, la vaseline n’y faisait rien. Mon nez saignait, mon dos me lançait, mes yeux étaient rouges et secs malgré les gouttes. L’épilation à la cire était interdite : la peau pouvait littéralement se décoller. Le maquillage ? Impossible à appliquer. Mon visage ne le supportait plus.

Et pourtant, c’est au moment où l’on pense abandonner que le traitement commence à agir. Vers le deuxième mois, les boutons ressortent tous en même temps : c’est la “purge”. On se sent au plus mal, moche, désespérée. Mais c’est le passage obligé. Puis, peu à peu, la peau commence à se lisser. Les rougeurs persistent, les cicatrices apparaissent… mais l’acné recule enfin.

 

Un après lent mais libérateur

Le traitement s’est terminé au bout de six mois. Il m’a fallu encore cinq mois supplémentaires pour retrouver une peau complètement saine. Mon dermatologue m’a ensuite conseillé une routine minimaliste : plus de masques, plus de crèmes, juste un nettoyant doux et du maquillage si j’en porte. Selon lui, une peau grasse n’a pas besoin d’être surtraitée car sa nature offre ce dont elle a besoin. Et il avait raison. Aujourd’hui, un an après la fin du traitement, je ne mets toujours rien sur ma peau, et elle va parfaitement bien.

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Une victoire, une revanche

Aujourd’hui, je peux dire avec fierté que j’ai vaincu l’acné. Bien sûr, un petit bouton peut réapparaître de temps en temps selon les hormones, l’alimentation ou le stress. Mais ce n’est rien comparé à ce que j’ai traversé. Ma routine beauté s’est allégée : un peu de blush suffit, je gagne du temps et je ne me cache plus. Ma famille aussi respire. Mes proches, qui ont tant souffert de me voir souffrir, peuvent enfin me regarder sans douleur.

Je trouve profondément injuste que les personnes atteintes d’acné soient encore stigmatisées aujourd’hui. On leur balance des conseils tout faits : « Lave-toi mieux le visage », « Change ta taie d’oreiller », « Bois de l’eau »… comme si c’était si simple. On oublie que pour certains, le problème est plus profond, plus tenace.

Alors non, l’acné n’est pas une honte. Ce n’est pas une question de propreté ou de négligence. C’est une maladie. On peut choisir d’apprendre à vivre avec ou, on peut se battre, tomber, se relever, et finir par gagner. Cette victoire, elle est la mienne. Et si vous traversez la même épreuve, sachez que vous n’êtes pas seul(e). Un jour, la lumière revient.

 

Emma THERON, 17 ans

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