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La consultante Masha Akré nous dit tout sur l’univers du maquillage en Afrique francophone

A 27 ans, elle porte un amour et une passion pour le make-up. Cette passion lui a donné la motivation à travailler dur et à se professionnaliser dans le maquillage artistique. Elle, c’est Masha Akré, ivoirienne, consultante pour les grandes marques de maquillage, experte beauté, coach, make-up artist et fondatrice d’Afrodict, une plateforme qui regroupe des professionnels de la beauté et qui fournit des prestations à domicile ou au bureau.

 

Une passion, de la détermination et une entreprise

Titulaire d’un Master en Droit et actions humanitaires, celle qui porte Afrodict comme son précieux bébé est une mordue du maquillage artistique. Partie d’une passion grandissante pour ce domaine, Masha a débuté par le maquillage et la rédaction de contenus de mode pour quelques webzines d’alors avant de s’envoler explorer de manière approfondie ce que le maquillage avait à lui offrir.

 

Au fil du temps, elle s’est professionnalisée et a commencé à exprimer toute la quintessence de son talent. Masha n’a pas manqué le coche car assez vite, la jeune femme enchainera des prestations de proximité et des contrats qui lui garantiront une notoriété rapide dans le secteur du maquillage en Côte d’Ivoire.

 

Partie du constat que ses clientes modernes et connectées étaient intéressées par un service de qualité et de proximité, Masha Akré eut l’idée de réunir sur une plateforme, des talents maquilleurs, coiffeurs et stylistes ongulaires afin d’offrir à une clientèle ivoirienne et tous ceux qui le désireraient, un service beauté de proximité. Afrodict est ainsi né. C’est désormais son trésor lui servant de support actif à sa passion pour le maquillage.

 

 

Le maquillage :  un vrai métier oui, mais pas encore en Afrique francophone

Les métiers de la beauté dans la partie francophone du continent sont encore méconnus et dévalorisés. Selon Masha, à la base, ils étaient considérés comme des professions marginalisées, ne garantissant aucune réussite. Ils ont toujours été un plan B à suivre – pour la plupart d’entre nous – après un échec ou un parcours chaotique. Et c’est cette étiquette négative qui est encore aujourd’hui attachée à ce domaine.

 

Prenons l’exemple du maquillage. Le métier de maquilleur est méconnu de nos jours en Afrique car encore assimilé à la coiffure et à l’esthétique. Et pourtant, ce sont des activités différentes, précise la jeune femme. « Moi par exemple, je suis maquilleuse et je ne sais pas du tout coiffer », poursuit-elle.

 

Le métier de maquilleur est méconnu de nos jours en Afrique car encore assimilé à la coiffure et à l’esthétique.

 

De plus, Aujourd’hui, même si le domaine de la beauté connait une forte et positive évolution en Afrique francophone, se prétendre maquilleur ne suscite pas encore un intérêt particulier. Ce n’est pas encore considéré comme un facteur de réussite pour la majorité.

A en croire Masha, dans les demandes de financement par exemple, les banques et les investisseurs ne perçoivent pas directement la rentabilité de mettre de l’argent pour soutenir les entrepreneurs du secteur de la beauté en l’occurrence le maquillage. Ils ne les voient pas comme des activités sérieuses. Ainsi, ils attendent que les entrepreneurs du domaine se fassent un nom avant de les accompagner comme il se doit.

 

Les marques de make-up en Afrique ont encore du travail …

Pour Masha Akré, certaines grandes marques de cosmétique hésitent encore à s’installer sur le marché subsaharien francophone par méconnaissance de l’environnement mais aussi et surtout par souci de rentabilité. Cependant, cela n’empêche pas quelques-unes d’entre elles de se positionner quand même. En Côte d’Ivoire par exemple, une dizaine de grandes marques internationales sont implantées dans le pays, indique-t-elle.

 

Il n’y a pas d’histoire ni de vision qui accompagnent les marques africaines.

 

Pour les marques Africaines, elles ont encore du travail à abattre.  Avec sa casquette de consultante, Masha trouve que les grandes marques internationales de cosmétique nourrissent une confiance auprès du grand public qui leur accorde une crédibilité. Ce qui n’est pas encore le cas pour les marques africaines.

 

« Il n’y a pas d’histoire ni de vision qui accompagnent les marques africaines », dit-elle. Masha Akré constate que nombreuses sont les marques qui se sont lancées dans une optique de faire du profit ou du buzz ou pour suivre la tendance actuelle de créer sa marque de maquillage. Il n’y a pas vraiment ce lien affectif et cette histoire qui attacheraient réellement la marque à ses potentielles clientes.

 

les consommatrices africaines ont encore du mal à s’identifier aux marques du continent, il y a donc un énorme travail à faire par celles-ci.

 

L’experte beauté précise les deux scénarios qu’elle a observé sur le continent. Soit tout fonctionne sur du tape-à-l’œil et dans ce cas, on se retrouve dans la situation où la marque a les moyens financiers pour faire du bruit mais ses produits ne sont pas de qualité. Ou alors, la marque fait de très bons produits mais le marketing nécessaire ne suit pas.  Il n’y a pas ainsi assez de passion et d’amour pour accompagner la croissance de ces types de marques.

 

Mais dans tous les deux cas, les consommatrices africaines ont encore du mal à s’identifier aux marques du continent, il y a donc un énorme travail à faire par celles-ci, termine-t-elle.

 

Il y a quelques mois, la rédaction était partie à la rencontre de cette experte et passionnée de beauté. Pour (re)découvrir son parcours et son regard détaillé sur le domaine de la beauté dans son pays la Côte d’Ivoire mais aussi en Afrique francophone, replongez dans l’interview qu’elle nous avait accordée.

 

 

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